Peaux de loup

Ils faisaient des tapis à l'aide de chiens. Une enquête sur un trafic présumé de peaux d'animaux a été bouclée par les gendarmes. Des peaux de loup, chien, chimpanzé et des vêtements confectionnés à partir de celles-ci ont été saisis chez quatre fourreurs, qui n'ont pas été interpellés. Le président de l'Association française et internationale de protection animale va se porter partie civile pour qu'une information judiciaire soit ouverte.

©2006 20 minute
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A vomir ! tout simplement.
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# Postato domenica 01 ottobre 2006 12:25

La Bête du Gévaudan

Sur la piste de la bête du Gévaudan

Etait-ce un loup solitaire ? Une meute ? Un chien énorme ? Une hyène ? Une créature diabolique ? Un homme ? Tout, on a tout entendu sur la fameuse bête du Gévaudan qui sévit entre 1764 et 1767, faisant une centaine de victimes. Et, aujourd'hui, on ne sait toujours pas. Ou, plutôt, si l'on ne sait pas ce que c'était, on sait ce que cela n'était pas. Nous en reparlerons. Le mieux est encore d'aller voir sur place, dans la Margeride et l'Aubrac, munis de godillots qui avalent les kilomètres et d'un Laguiole, au cas où la bête se réveillerait après plus de deux siècles de sommeil.

Sur les traces de la bête, davantage que notre sac à dos, c'est la géographie qui nous pose problème. Car, si la bête a eu le mérite d'avoir rendu célèbre le nom d'une province magnifique, le Gévaudan n'est plus. Cette ancienne province se répartit aujourd'hui entre la Margeride (Lozère, Cantal, Haute-Loire) et l'Aubrac (Lozère, Cantal, Aveyron). Débarrassé de ces angoisses géographiques, on peut enfin, l'esprit léger et le pas alerte, rejoindre Saint-Juéry, au nord-ouest de la Lozère, pour une première randonnée. Nous sommes dans une zone de transition entre la Margeride, terre de granit, de paysages de prairies et de forêts profondes, et l'Aubrac, terre de basalte, de vastes plateaux d'altitude et d'anciens volcans. Le village semble à l'écart du temps. Pour tout dire, en cette magnifique journée d'été, il semble même vivre au ralenti.

Dans les pas des pèlerins

C'est ici que, le 6 janvier 1765, une jeune femme du village, Delphine Courtiol, sortit dans son jardin. Mal lui en prit. Selon un document d'époque conservé aux archives du Puy-de-Dôme, « cette beste ly aperçut et fut à elle, la saizit par le col, luy a fait une ouverture aux mameles et luy a mangé la face ». Ce même jour, un peu plus tard, une jeune fille de Morsanges (Cantal), à quelques kilomètres de là, fera également une funeste rencontre. En cet hiver 1765, la bête n'en est pas à son coup d'essai. Une vingtaine de personnes ont succombé à ses crocs depuis qu'elle s'est manifestée officiellement pour la première fois le 30 juin 1764 aux Hubacs (sur la commune de Saint-Etienne-de-Lugdares, en Ardèche), dévorant Jeanne Boulet, une adolescente de quatorze ans.

Pour notre randonnée, nous irons justement jusqu'à Morsanges, avant de revenir à Saint-Juéry, foulant peut-être de nos pas les mêmes arpents que la bête en son temps. Nous rejoignons notre guide, Gonzalo, Galicien arrivé dans la région à l'âge de cinq ans, grand spécialiste des randonnées, de la faune et de la flore. Nous laissons à regret la majestueuse église de Saint-Juéry et le calvaire du XIe siècle, en pierre basaltique, pour longer les gorges du Bès. Premier arrêt devant des « crachats de coucous » : c'est ainsi que l'on appelle ce qui ressemble à des petites boules de coton accrochées dans le genêt. L'effet est magnifique. On en voudrait chez soi. La réalité est plus prosaïque : il s'agit de l'écume protectrice de la larve d'un petit insecte, le Cercope. Passons.

Oscillant autour de 1.000 mètres d'altitude, notre chemin semble balisé par de sublimes et hautes digitales, avec leurs clochettes violettes. Nous longeons le Bès, tantôt à découvert, tantôt en sous-bois. Partout nous apercevons des chaos de rochers. Gonzalo s'arrête soudain au bord de la rivière. Serait-ce un endroit où la bête a frappé ? Non, il a repéré une épreinte de loutre. Ça sent le poisson et l'huile de lin... Logique : l'épreinte n'est ni plus ni moins que l'excrément de l'animal et lui sert à baliser son territoire.

Plus loin, les hautes tiges des vipérines aux pétales bleus semblent nous saluer. Nouvelle pause pour observer une plante assez moche et marron, comme fanée : il s'agit de l'orobanche, un végétal sans chlorophylle, qui puise ici les éléments nécessaires à sa croissance dans les racines du genêt.

Après plusieurs heures de ravissement, pendant lesquelles nous n'avons croisé âme qui vive, Gonzalo décide de descendre au bord de la rivière pour déjeuner sur les blocs granitiques entre les marmites de géants. Au-dessus de nous, le « bec de l'aigle », un immense rocher, qui ressemble davantage à une tête d'Indien, monte la garde. Nous reprenons notre route, prenons de la hauteur et dépassons l'« Indien ». Nous arrivons sur un autre rocher, le Belvédère, qui offre une vue sublime sur la vallée du Bès, et apercevons, en face sur un plateau, les ruines du château d'Arzenc-d'Apcher. C'est dans les pâturages avoisinants, dans le hameau de Chabrier, que la bête a frappé le 28 février 1765, décapitant et dévorant une fillette de huit ans.

Certains parlent d'un loup, d'autres d'une hyène ou du diable. On ne sait pas. A l'époque, le mouvement des Lumières commence à se diffuser dans le royaume. Les gens éduqués ne croient plus aux sorciers et aux diableries. Alors que les Cévennes, au sud, sont marquées par leur engagement protestant dans la récente guerre des Camisards, les terres du Haut-Gévaudan sont restées fidèles au catholicisme. Les tensions religieuses sont exacerbées ; l'évêque de Mende et son clergé cherchent à ramener leurs ouailles dans le droit chemin. La bête est un châtiment divin, il faut retourner dans les églises et prier. En dépit de battues gigantesques, les militaires dépêchés par le roi et les chasseurs échouent. Les paysans doutent : si la bête est « divine », à quoi bon la traquer ? Une chose est certaine : elle disposait de moyens physiques ahurissants. Pire encore, elle semblait invulnérable, déjouant les pièges et les balles... Elle a même eu le don d'ubiquité frappant en même temps à des kilomètres de distance.

Nous en étions là, le jour suivant, de nos maigres réflexions au moment d'effectuer une nouvelle randonnée, cette fois sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, en partant de Nasbinals (Lozère). D'ici, nous ne sommes qu'à 1.396 km de l'arrivée. La bête n'aurait pas sévi dans cette région, mais la présence des loups a toujours beaucoup inquiété les pèlerins.

Les pierres de Gargantua

Nous allons donc, par monts et par vaux, suivant le GR 66 sur les hautes terres de l'Aubrac (environ 1.400 mètres d'altitude), parsemées de pierres, de murets plusieurs fois centenaires et de burons. Ces maisonnettes aux toits de lauze évoquent l'époque où les bergers trouvaient refuge dans ces pièces exiguës pour fabriquer et stocker le fromage et s'abriter de la burle, redoutable vent de nord-ouest qui fait tourbillonner la neige. Les buronniers ont disparu depuis peu, mais, fort heureusement, pas les superbes vaches d'Aubrac, à la robe fauve et aux yeux cernés de noir, comme trop maquillées.

Sur cette terre basaltique, la végétation est totalement différente de la Margeride. Ici, le lys martagon est déjà en fleur et la gentiane, qui met de cinq à dix ans pour fleurir, est omniprésente. Comme celles du genêt, ses fleurs jaunes « ponctuent » les étendues vertes. De temps à autres, les drailles, ces anciens chemins de transhumance délimités par des murets de pierres parallèles, découpent à perte de vue les pâturages en des lignes infinies. Le chemin de Saint-Jacques est assez emprunté pour que d'éventuels loups en liberté (deux ont été repérés dernièrement) ne s'y aventurent pas. Du coup, on cherche en vain les bêtes qui croqueraient les fesses des pèlerins. Les seuls carnivores que nous croisons sont des plantes : la grassette et la drosera, qui se développent dans les tourbières. Mais, à moins de s'asseoir dessus, et encore...

Nous arrivons à Aubrac, en Aveyron, minuscule village que dominent l'église (dont une partie date du XIIe siècle) et la Tour des Anglais, construite au XIVe siècle. L'église est un vestige du monastère-hôpital fondé en 1120 par Adalard, un noble flamand, au retour de son pèlerinage, pour remercier Dieu, en ce lieu de désolation, d'avoir échappé aux loups, aux brigands et aux tourmentes de neige. Nous laissons les pèlerins à leur route et coupons à travers les pâturages pour rejoindre Nasbinals.

A l'écart des sentiers balisés, des kilomètres peuvent s'écouler sans que l'on ne croise personne. Nous avons la même impression, le lendemain, en découvrant les paysages inouïs de la région des lacs, au sud de Nasbinals. Ce sentiment de douce quiétude n'est pas très surprenant : avec 14 habitants au kilomètre carré, la Lozère est le département le moins peuplé de France. Pas de route goudronnée en vue, ni de poteaux électriques ou téléphoniques : dans ce paysage sur grand écran et en technicolor, rien ne semble avoir changé depuis des siècles. Les pierres lancées par Gargantua sont toujours là, comme des galets figés sur des vagues vertes.

« Moi, je classe les animaux en deux catégories : ceux qui se mangent et ceux qui ne se mangent pas ! », avait rigolé un randonneur que nous avons croisé en voyant dans une vache autochtone une infinité de steaks. « Et ceux qui te mangent ? », s'était amusé notre guide. Finalement, sur ces monts arrondis couverts de pâturages, de prairies et de landes, nous n'avons vu ni loups en liberté, ni monstres, ni rien qui morde.

L'épopée de la bête s'est achevée le 19 juin 1767, lorsque Jean Chastel, paysan aubergiste, tua un loup énorme. Et l'histoire, officiellement, pris fin. Mais elle ne tient toujours pas debout. D'abord, une seule bête n'aurait pu agir la même journée à plus de 100 km de distance. Ensuite, « cela ne pouvait être un loup, explique Fabrice Tareau, directeur du parc des loups du Gévaudan. Les loups cherchent la facilité et ne s'attaquent pas à l'homme or la bête s'attaquait aux enfants et aux femmes, jamais aux moutons. En outre, le loup ne décapite pas ! Il devait y avoir une bête et un homme pour la cacher pendant les battues. Cela aurait pu être une hyène ». Selon de nombreux commentateurs, les « exploits » de la bête, quelle qu'elle soit, ont sans doute attiré quelques-uns des sadiques et pervers du royaume, comptant sur elle pour couvrir leurs propres méfaits. Comme toujours, l'homme est un loup pour l'homme...
RENAUD CZARNES/Les Echos

# Postato sabato 30 settembre 2006 08:34

Joyeux anniversaire !

Le Klan du Loup souhaite un Joyeux Anniversaire à la Fondation Brigitte Bardot et à sa présidente !

# Postato venerdì 29 settembre 2006 02:34

Merlin et les loups

Merlin et les loups
L'un des symboles de la spiritualité européenne.

# Postato mercoledì 27 settembre 2006 08:08

Où sommes-nous ?

Où sommes-nous ?

# Postato martedì 19 settembre 2006 08:06

Les loups de Dark Natasha 3

Les loups de Dark Natasha 3

# Postato sabato 16 settembre 2006 09:27

Le préfet massacre des loups en Isère (suite)

Paris (Reuters) - La mise à mort jeudi en Isère de deux loups accusés de menacer les troupeaux a suscité la colère des organisations écologistes, qui estiment que l'opération était illégale.

Les deux animaux, un mâle et une femelle, ont été abattus par des gardes assermentés sur le territoire des communes d'Allevard, de Pinsot et de la Chapelle du Bard.

Cette opération a été réalisée en application d'une décision interministérielle du 22 mai 2006 prévoyant la mise à mort de six loups et d'un arrêté préfectoral du 22 août dernier.

L'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) dénonce une "bavure" et souligne que les deux animaux ont été tués alors qu'un recours contre l'arrêté préfectoral était en cours d'examen. Il a finalement été rejeté jeudi soir.

L'Aspas estime aussi que les mises à mort sont illégales car selon elle, les règles de protection de cette espèce interdisent de tuer deux loups simultanément.

"Ces opérations ont été organisées dans les conditions et les modalités définies par le protocole national de gestion du loup", a déclaré jeudi la préfecture de l'Isère dans un communiqué.
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# Postato domenica 10 settembre 2006 08:49

Le préfet massacre des loups en Isère

Prélèvement de loups en Belledonne
7 septembre 2006 / Préfecture de l'Isère

Par arrêté préfectoral du 22 août 2006, des tirs de prélèvement du loup ont été organisés sur les communes d'Allevard, de Pinsot et la Chapelle du Bard. Ces opérations ont été organisées dans les conditions et selon les modalités définies par le protocole national de gestion du loup. Elles ont été motivées par la persistance de dégâts sur l'alpage de Périoule, constatés au cours de 6 attaques survenues malgré les mesures préalables de protection et d'effarouchement mises en place par l'éleveur.

Les opérations ont abouti ce matin à 8 h 30, au tir de deux animaux d'une même meute : tout d'abord une jeune femelle, puis, quelques minutes plus tard, un mâle adulte. Un escarpement rocheux n'a pas permis au deuxième tireur d'être alerté du premier tir.

Les deux animaux prélevés sont les premiers animaux de l'espèce prélevés cette année dans le cadre du quota national de 6 animaux autorisés par l'arrêté interministériel du 24 mai 2006.
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Le préfet de l'Isère a lâché ses Escadrons de la Mort à la poursuite du Loup : 2 meutres gratuits ont été commis par les agents du nouveau Guépéou isérois !

Le préfet perd pied en ne respectant plus ses propres arrêtés ; plus personne n'est aux commandes du département de l'Isère...

Mais Nelly OLIN doit être heureuse : elle va pouvoir boire de grands bols de sang de loup !

# Postato venerdì 08 settembre 2006 05:23

Le Loup face à l'Histoire

Qui a peur du grand méchant loup ?

Disparu en France en 1939, il faut attendre 1992 pour le revoir coloniser les Alpes à partir de l'Italie et les Pyrénées depuis l'Espagne. De quoi susciter la colère des bergers. Une mauvaise réputation méritée ?

Par Françoise Labalette / Historia

Le loup a souvent, et depuis longtemps, le mauvais rôle. Ainsi, dans la mythologie grecque, Lycaon, roi d'Arcadie, célèbre pour son impiété, ose-t-il servir la chair de l'un de ses enfants à Zeus. Indigné, celui-ci le métamorphose en loup et foudroie toute sa progéniture. Dès le XIe siècle, on le trouve dans les bestiaires médiévaux, ces textes enluminés qui utilisent les animaux pour instruire les hommes et les éduquer. Le Roman de Renart, écrit à la fin du XIIe siècle par un auteur anonyme, met en scène un loup prénommé, Ysengrin. Il y tient le rôle d'un connétable du roi, cruel et avide, confronté à la rouerie sans pareille de Renart et de sa femme Hermeline.

Au XVIIe siècle, le carnivore fait le titre de seize fables de Jean de la Fontaine. Il s'y montre cruel, stupide, hypocrite. Dans les contes de Charles Perrault et des frères Grimm (XVIIe et XVIIIe siècles), il devient le « grand méchant loup » dévoreur d'enfants et de grands-mères, comme dans Le Petit Chaperon rouge (Perrault) ou retors, menteur, manipulateur dans Les Trois Petits cochons (conte traditionnel anglais).

Les naturalistes l'accablent à leur tour. Dans un article consacré au loup, Buffon écrit en 1767 : « Il n'y a rien de bon dans cet animal que sa peau [...]. Sa chair est si mauvaise qu'elle répugne à tous les animaux [...]. Il exhale une odeur infecte par la gueule [...]. Pour assouvir sa faim, il avale indistinctement tout ce qu'il trouve [...]. Enfin, désagréable en tout, la mine basse, l'aspect sauvage, la voix effrayante, l'odeur insupportable, le naturel pervers, les moeurs féroces, il est odieux, nuisible de son vivant, inutile après sa mort. »

Tout au long des siècles, les textes, indiquant comment capturer le loup, abondent. L'un des plus célèbres est le Livre de chasse de Gaston Phoebus, comte de Foix au XIVe siècle. Par ailleurs, la peur du loup est telle qu'elle produit le personnage de l'homme-loup, ou loup-garou, dont le nom savant est lycanthrope. Sauvage, ombrageux, solitaire, fuyant le soleil, atteint de « folie loupière », on le dit possédé et mangeur d'enfants : il est alors désigné comme responsable de tous les crimes commis. Au XVIIIe siècle, une série de meurtres mystérieux et inexpliqués est attribuée à la « bête du Gévaudan », une sorte de monstre mi-homme, mi-loup.

Il est aussi question du loup dans l'Antiquité. Sous le nom de Lukeion, quartier d'Athènes situé au pied de la colline du Lycabette, on retrouve le mot lukos. A n'en pas douter, ce lieu où Aristote a enseigné, et auquel nous devons l'acception familière de lycée aujourd'hui, était hanté par les loups. Les Romains se souviennent de la Louve, mère nourricière qui, selon la légende, aurait allaité les fondateurs de Rome, Romulus et Remus. Quant aux Lupercales, célébrées chaque 15 février, elles rendent hommage à Lupercus dieu tueur de loups, au travers de cérémonies, conduites par la confrérie des luperques dans la grotte Lupercal située sur le mont Palatin. Un rituel censé assurer la fertilité des champs, des troupeaux et du peuple. Et, de manière paradoxale, la racine latine mène aussi à la lupa, courtisane, et au lupanar, lieu où exercent les prostituées.

L'omniprésence de l'animal est attestée aussi par les toponymes, dits lupiques : Louvetière, Louvières, Loupière, Saint-Loup, etc. Certains affirment que le Louvre doit son nom à sa présence sur le lieu-dit d'origine. Mais les chasses aux loups se terminent généralement par la pendaison de l'animal, d'où, là encore, des toponymes comme Loups-Pendus, Chêne-au Loup. Le loup apparaît aussi dans de très nombreux noms de famille, tels Louvel, Chanteloup, Leloup, Loupiac, Lubin, ou Louvois, nom du ministre de la Guerre de Louis XIV. Et dans une multitude de proverbes et dictons toujours en usage : « Les loups ne se mangent pas entre eux » ; « L'homme est un loup pour l'homme » ; « Se jeter dans la gueule du loup » ; « Nourris un louveteau, il te dévorera » (Théocrite) ; « Marcher à pas de loup » ; « Hurler avec les loups » ; « Etre connu comme le loup blanc » ; « Faire entrer le loup dans la bergerie » ; « On croit toujours le loup plus gros qu'il n'est. »

Enfin, le mot loup surprend aussi par la richesse de ses acceptions. Un loup peut être une constellation, un demi-masque en velours, une forte tenaille, un filet de pêche, un appareil muni de pointes pour diviser la laine, une malfaçon d'où le verbe louper. Un loup de mer est un vieux marin, une tête-de-loup une brosse servant au ménage. Le saut-de-loup désigne un large fossé. L'adjectif louvet[ette] qualifie le jaune mêlé de noir du poil du loup, couleur un peu indéfinissable, que l'on retrouve dans l'expression « entre chien et loup » qui désigne la baisse de la lumière à la tombée du jour. Le terme louveteau, utilisé à l'origine pour qualifier le fils du franc-maçon, fait aujourd'hui référence au scout âgé de moins de douze ans. La loupiote est une petite lampe.

Les sciences naturelles offrent de nombreuses occurrences lexicales qui s'appuient, pour la plupart, sur un des multiples caractères du loup. Citons, la vesse-de-loup, champignon ; la lycose, araignée de type tarentule ; le lupus, maladie de la peau ; la lycène, genre de papillon ; le lycopersicom, nom scientifique de la tomate que l'on crut longtemps toxique ; le lupin, herbacée utilisée comme fourrage, la gueule-de-loup ou muflier. De la plante aconit tue-loup, on extrayait un poison pour tuer... le loup, avant la découverte de la strychnine. La loupe désigne une excroissance, un défaut rare du bois qui est, de ce fait, très recherché par les ébénistes. Le loup-cervier est l'autre nom donné au lynx. Le lycaon, animal rappelant à la fois le chien sauvage et l'hyène, est parfois appelé « loup peint » en raison de son pelage bariolé.

Dans les contes récents du XXe siècle, sous l'influence positive de l'écologie, l'image du loup s'améliore. Toutefois, la peur du loup n'est pas morte. Elle est d'ailleurs particulièrement vivace en France, comme le montrent les manifestations des bergers contre sa réapparition dans nos montagnes des Alpes et des Pyrénées. Celle-ci déchaîne les passions alors que les loups italiens et espagnols, beaucoup plus nombreux, vivent en bonne intelligence avec les hommes.

# Postato giovedì 07 settembre 2006 04:38

Loup en Suisse

Les chasseurs valaisans pourront tirer le loup
TSR
L'animal pourra être abattu dès le 18 septembre

Le loup de la vallée de Conches devra bientôt se méfier des gardes-chasse et des chasseurs. Le Valais a décidé d'associer ces derniers au tir de l'animal durant la chasse qui s'ouvre le 18 septembre dans le canton.
Cela, pour autant que l'autorisation de tir entre en force. Un recours est toujours possible d'ici la date butoir du 12 septembre. Les intéressés doivent être au bénéfice du permis de tir à balles, bien connaître le secteur et disposer d'une autorisation spéciale.

sur ce sujet

Les chasseurs désirant traquer le carnivore doivent s'annoncer jusqu'au 11 septembre prochain, a précisé mardi Peter Scheibler, chef du Service de la chasse, confirmant une information parue dans le "Le Nouvelliste" et dans le "Walliser Bote".

Conditions strictes

Ils doivent en outre être domiciliés dans le secteur ou chasser depuis des années dans le périmètre de tir, a encore précisé Peter Scheibler. Le Service cantonal de la chasse ne veut en effet pas voir de battues incontrôlables dans la région.
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# Postato mercoledì 06 settembre 2006 08:54